Articles Marqués ‘les autres’
Les Vrais Solitaires
Ecrit par Patrick le 1 novembre 2007 – 3:36 -Seuls les vrais solitaires, quand ils se rencontrent, peuvent s’aimer sans s’abîmer parce qu’ils n’ont pas besoin de se fuir, d’exercer un pouvoir sur l’autre ou de considérer la durée comme une fin en soi.
Didier Van Cauwelaert
L’éducation d’une fée
Tags: amour, Didier Van Cauwelaert, fuir, les autres, pouvoir, rencontre, soi, solitaire
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Nasreddine, son fils et l’âne
Ecrit par Patrick le 30 octobre 2007 – 1:48 -
Le fils de Nasreddine avait treize ans. il était même tellement complexé qu’il refusait de sortir de la maison. “Les gens vont se moquer de moi”, disait-il sans arrêt. Son père lui répétait toujours qu’il ne faut pas écouter ce que disent les gens parce qu’ils critiquent souvent à tort et à travers, mais le fils ne voulait rien entendre.
Nasreddine dit alors à son fils : “Demain, tu viendras avec moi au marché.”
Fort tôt le matin, il quittèrent la maison. Nasreddine Hodja s’installa sur le dos de l’âne et son fils marcha à côté de lui.
A l’entrée de la place du marché, des hommes étaient assis à bavarder. A la vue de Nasreddine et de son fils, ils lâchèrent la bride à leurs langues : “Regardez cet homme, il n’a aucune pitié ! il est bien reposé sur le dos de son âne et il laisse son pauvre fils marcher à pied. Pourtant, il a déjà bien profité de la vie, il pourrait laisser la place aux plus jeunes.” Nasreddine dit à son fils : “As-tu bien entendu ? demain tu viendras avec moi au marché !”
Le deuxième jour, Nasreddine et son fils firent le contraire de ce qu’ils avaient fait la veille : le fils monta sur le dos de l’âne et Nasreddine marcha à côté de lui. A l’entrée de la place, les mêmes hommes étaient là. Ils s’écrièrent à la vue de Nasreddine et de son fils : “Regardez cet enfant, il n’a aucune éducation, aucune politesse. Il est tranquille sur le dos de l’âne, alors que son père, le pauvre vieux, est obligé de marcher à pied !” Nasreddine dit à son fils : “As-tu bien entendu ? Demain tu viendras avec moi au marché !”
Le troisième jour, Nasreddine et son fils sortir de la maison à pied en tirant l’âne derrière eux, et c’est ainsi qu’ils arrivèrent sur la place. Les hommes se moquèrent d’eux : “Regardez ces deux imbéciles, ils ont un âne et ils n’en profitent même pas. Ils marchent à pied sans savoir que l’âne est fait pour porter des hommes.” Nasreddine dit à son fils : “As-tu bien entendu ? Demain tu viendras avec moi au marché ! “
Le quatrième jour, lorsque Nasreddine et son fils quittèrent la maison, ils étaient tous les deux juchés sur le dos de l’âne. A l’entrée de la place, les hommes laissèrent éclater leur indignation : “Regardez ces deux là, ils n’ont aucune pitié pour cette pauvre bête !” Nasreddine dit à son fils : “As-tu bien entendu ? Demain tu viendras avec moi au marché !”
Le cinquième jour, Nasreddine et son fils arrivèrent au marché portant l’âne sur leurs épaules. Les hommes éclatèrent de rire : “Regardez ces deux fous, il faut les enfermer. Ce sont eux qui portent l’âne au lieu de monter sur son dos.”
Et Nasreddine Hodja dit à son fils : “As-tu bien entendu ? Quoi que tu fasse dans ta vie, les gens trouveront toujours à redire et à critiquer. Il ne faut pas écouter ce que disent les gens.”
Tags: action, âne, choix, comparaison, expérience, fils, individualisme, les autres, Nasreddine, soi
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Nasreddine et le Noyé
Ecrit par Patrick le 30 octobre 2007 – 0:43 -
En passant un jour à côté du fleuve, Nasreddine remarqua un attroupement.
Il s’approcha et vit un homme en train de se noyer tout près du bord.
Les gens lui criaient : “Donne-nous ta main ! Donne-nous ta main !”, mais l’homme continuait à avaler de l’eau et à se débattre désespérément, en refusant d’écouter les conseils.
Nasreddine Hodja reconnut l’homme tout de suite. “Poussez-vous, dit-il aux autres, c’est mon voisin et je le connais bien ; il est tellement avare qu’il ne donne jamais rien.”
Puis Nasreddine s’approcha du bord du fleuve et cria : “Voisin ! Prends ma main !”
Le voisin s’accrocha à la main tendue sans hésiter et fut sauvé de la noyade…
Tags: action, aider, écouter, les autres, Nasreddine, noyade, soi, souplesse
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Le Sage et l’Insensé
Ecrit par Patrick le 30 octobre 2007 – 0:20 -Le sage se demande à lui-même la cause de ses fautes, l’insensé le demande aux autres.
Confucius
Tags: Confucius, grandir, insensé, les autres, sage, sagesse, soi
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La Sagesse
Ecrit par Patrick le 30 octobre 2007 – 0:11 -Le plus haut degré de la sagesse humaine est de savoir plier son caractère aux circonstances et se faire un intérieur calme en dépit des orages extérieurs.
Defoe Daniel
Tags: action, choix, Defoe Daniel, individualisme, les autres, sagesse, soi, souplesse
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Si : Tu seras un homme, mon fils
Ecrit par Patrick le 30 octobre 2007 – 0:01 -
Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;
Si tu peux être amant sans être fou d’amour,
Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre,
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;
Si tu peux supporter d’entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d’un mot ;
Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois,
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère,
Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ;
Si tu sais méditer, observer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser sans n’être qu’un penseur ;
Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral ni pédant ;
Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d’un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,
Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tous jamais tes esclaves soumis,
Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire
Tu seras un homme, mon fils.
Rudyard Kipling
Traduction d’André Maurois (1918)
Tags: grandir, les autres, Rudyard Kipling, soi
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Seul
Ecrit par Patrick le 8 juillet 2007 – 22:36 -Parti de rien, je ne suis arrivé à rien. Mais tout seul !
Groucho Marx
Tags: échec, Groucho Marx, les autres, seul, soi
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Les 3 Portes de la Sagesse
Ecrit par Patrick le 22 juin 2007 – 13:05 -
Un Roi avait pour fils unique un jeune Prince courageux, habile et intelligent. Pour parfaire son apprentissage de la Vie, il l’envoya auprès d’un Vieux Sage.
« Eclaire-moi sur le Sentier de la Vie » demanda le Prince.
« Mes paroles s’évanouiront comme les traces de tes pas dans le sable » répondit le Sage.
« Cependant je veux bien te donner quelques indications. Sur ta route, tu trouveras 3 portes. Lis les préceptes indiqués sur chacune d’entre elles. Un besoin irrésistible te poussera à les suivre. Ne cherche pas à t’en détourner, car tu serais condamné à revivre sans cesse ce que tu aurais fui. Je ne puis t’en dire plus. Tu dois éprouver tout cela dans ton coeur et dans ta chair. Va, maintenant. Suis cette route, droit devant toi.»
Le Vieux Sage disparut et le Prince s’engagea sur le Chemin de la Vie.
Il se trouva bientôt face à une grande porte sur laquelle on pouvait lire : «CHANGE LE MONDE».
« C’était bien là mon intention » pensa le Prince « car si certaines choses me plaisent dans ce monde, d’autres ne me conviennent pas.»
Et il entama son premier combat. Son idéal, sa fougue et sa vigueur le poussèrent à se confronter au monde, à entreprendre, à conquérir, à modeler la réalité selon son désir. Il y trouva le plaisir et l’ivresse du conquérant, mais pas l’apaisement du coeur. Il réussit à changer certaines choses mais beaucoup d’autres lui résistèrent.
Bien des années passèrent.
Un jour il rencontra le Vieux Sage qui lui demanda :
« Qu’as-tu appris sur le chemin ? »
« J’ai appris, répondit le Prince, à discerner ce qui est en mon pouvoir et ce qui m’échappe, ce qui dépend de moi et ce qui n’en dépend pas ».
« C’est bien » dit le Vieil Homme.
« Utilise tes forces pour agir sur ce qui est en ton pouvoir. Oublie ce qui échappe à ton emprise. »
Et il disparut.
Peu après, le Prince se trouva face à une seconde porte. On pouvait y lire : « CHANGE LES AUTRES ».
« C’était bien là mon intention » pensa-t-il. « Les autres sont source de plaisir, de joie et de satisfaction mais aussi de douleur, d’amertume et de frustration. »
Et il s’insurgea contre tout ce qui pouvait le déranger ou lui déplaire chez ses semblables. Il chercha à infléchir leur caractère et à extirper leurs défauts.
Ce fut là son deuxième combat.
Bien des années passèrent. Un jour, alors qu’il méditait sur l’utilité de ses tentatives de changer les autres, il croisa le Vieux Sage qui lui demanda :
« Qu’as-tu appris sur le chemin ? »
« J’ai appris, répondit le Prince, que les autres ne sont pas la cause ou la source de mes joies et de mes peines, de mes satisfactions et de mes déboires. Ils n’en sont que le révélateur ou l’occasion. C’est en moi que prennent racine toutes ces choses. »
« Tu as raison » dit le Sage. « Par ce qu’ils réveillent en toi, les autres te révèlent à toi-même. Soit reconnaissant envers ceux qui font vibrer en toi joie et plaisir. Mais sois-le aussi envers ceux qui font naître en toi souffrance ou frustration, car à travers eux la Vie t’enseigne ce qui te reste à apprendre et le chemin que tu dois encore parcourir. »
Et le Vieil Homme disparut.
Peu après, le Prince arriva devant une porte où figuraient ces mots : « CHANGE-TOI TOI-MEME».
« Si je suis moi-même la cause de mes problèmes, c’est bien ce qui me reste à faire » se dit-il.
Et il entama son 3ème combat.
Il chercha à infléchir son caractère, à combattre ses imperfections, à supprimer ses défauts, à changer tout ce qui ne lui plaisait pas en lui, tout ce qui ne correspondait pas à son idéal.
Après bien des années de ce combat où il connut quelques succès mais aussi des échecs et des résistances, le Prince rencontra le Sage qui lui demanda :
« Qu’as-tu appris sur le chemin ? »
« J’ai appris, répondit le Prince, qu’il y a en nous des choses qu’on peut améliorer, d’autres qui nous résistent et qu’on n’arrive pas à briser.»
« C’est bien » dit le Sage.
« Oui, poursuivit le Prince, mais je commence à être las de me battre contre tout, contre tous, contre moi-même. Cela ne finira-t-il jamais ? Quand trouverai-je le repos ? J’ai envie de cesser le combat, de renoncer, de tout abandonner, de lâcher prise. »
« C’est justement ton prochain apprentissage » dit le Vieux Sage. « Mais avant d’aller plus loin, retourne-toi et contemple le chemin parcouru. »
Et il disparut.
Regardant en arrière, le Prince vit dans le lointain la 3ème porte et s’aperçut qu’elle portait sur sa face arrière une inscription qui disait : « ACCEPTE-TOI TOI-MEME. »
Le Prince s’étonna de ne point avoir vu cette inscription lorsqu’il avait franchi la porte la première fois, dans l’autre sens.
« Quand on combat on devient aveugle » se dit-il.
Il vit aussi, gisant sur le sol, éparpillé autour de lui, tout ce qu’il avait rejeté et combattu en lui : ses défauts, ses ombres, ses peurs, ses limites, tous ses vieux démons. Il apprit alors à les reconnaître, à les accepter, à les aimer.
Il apprit à s’aimer lui-même sans plus se comparer, se juger, se blâmer.
Il rencontra le Vieux Sage qui lui demanda :
« Qu’as-tu appris sur le chemin ? »
« J’ai appris, répondit le Prince, que détester ou refuser une partie de moi, c’est me condamner à ne jamais être en accord avec moi-même. J’ai appris à m’accepter moi-même, totalement, inconditionnellement. »
« C’est bien » dit le Vieil Homme, « c’est la première Sagesse. Maintenant tu peux repasser la 3ème porte. »
A peine arrivé de l’autre côté, le Prince aperçut, au loin, la face arrière de la seconde porte et y lut : « ACCEPTE LES AUTRES ».
Tout autour de lui, il reconnut les personnes qu’il avait côtoyées dans sa vie ; celles qu’il avait aimées, comme celles qu’il avait détestées. Celles qu’il avait soutenues, et celles qu’il avait combattues. Mais à sa grande surprise, il était maintenant incapable de voir leurs imperfections, leurs défauts, ce qui autrefois l’avait tellement gêné et contre quoi il s’était battu.
Il rencontra à nouveau le Vieux Sage.
« Qu’as-tu appris sur le chemin ? » demanda ce dernier.
« J’ai appris, répondit le Prince, qu’en étant en accord avec moi-même, je n’avais plus rien à reprocher aux autres, plus rien à craindre d’eux. J’ai appris à accepter et à aimer les autres totalement, inconditionnellement. »
« C’est bien» dit le Vieux Sage. « C’est la seconde Sagesse. Tu peux franchir à nouveau la deuxième porte ».
Arrivé de l’autre côté, le Prince aperçut la face arrière de la première porte et y lut : « ACCEPTE LE MONDE ».
« Curieux, se dit-il, que je n’aie pas vu cette inscription la première fois ».
Il regarda autour de lui et reconnut ce monde qu’il avait cherché à conquérir, à transformer, à changer. Il fut frappé par l’éclat et la beauté de toute chose, par leur perfection. C’était pourtant le même monde qu’autrefois. Etait-ce le monde qui avait changé ou son regard ?
Il croisa le Vieux Sage qui lui demanda :
« Qu’as-tu appris sur le chemin ? »
« J’ai appris, dit le Prince, que le monde est le miroir de mon âme. Que mon âme ne voit pas le monde, elle se voit dans le monde. Quand elle est enjouée, le monde lui semble gai. Quand elle est accablée, le monde lui semble triste. Le monde, lui, n’est ni triste ni gai. Il est là. Il existe. C’est tout. Ce n’était pas le monde qui me troublait, mais l’idée que je m’en faisais. J’ai appris à accepter sans le juger, totalement, inconditionnellement. »
« C’est la 3ème Sagesse » dit le Vieil Homme. « Te voilà à présent en accord avec toi-même, avec les autres et avec le Monde. »
Un profond sentiment de paix, de sérénité, de plénitude envahit le Prince. Le Silence l’habita.
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Tags: 3 portes, changer, Charles Brulhart, existence, le monde, les autres, paix, sagesse, sérénité, soi
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