Le désir
Ecrit par Patrick le 21 avril 2008 – 22:30 -Il ne t’es jamais donné un désir sans que te soit donné le pouvoir de le rendre réalité. Tu peux être obligé néanmoins de peiner pour cela.
Richard Bach
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Tags: désir, peine, pouvoir, réalité, Richard Bach
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22 avril, 2008 à 19:28
Voilà une chose qui m’intrigue : pourquoi certains devront peiner et d’autres non.
On voit parfois des personnes pour qui tout semble facile et qui le reconnaissent eux mêmes.
Y a-t-il une chance dans les gênes, dès la naissance ?
Franchement, ça me laisse perplexe…
23 avril, 2008 à 0:47
Pomme, je balance entre 2 réponses…
Spontanément, je vous dirai de ne pas entrer en comparaison, c’est un processus dangereux qui ne vous apporterait rien.
Avec un petit peu de recul, je vous en donnerai une autre : ces gens-là ont une meilleure stratégie de réussite que la vôtre. Améliorez celle que vous avez et vous aurez des résultats similaires à eux.
Choisissez la réponse que vous préférez
23 avril, 2008 à 0:48
Je me replonge dans Richard Bach en ce moment :
“Rien n’est miraculeux. Si l’on apprend ce que sait le magicien, il n’y a plus de magie”
23 avril, 2008 à 9:28
Il n’y a pas de personne moins “gâtée” par Dame Nature. Il y a juste des personnes qui se donnent les moyens d’aller là où elles veulent. Le souci c’est que sous prétexte qu’elles y arrivent on occulte le mal qu’elles ont pu se donner… Nous avons tous la force en nous.
P.S. Ca fait plaisir de vous relire Patrick.
23 avril, 2008 à 12:24
Patrick,
Je ne compare pas, je pensais même à d’autres personnes qu’à moi même en écrivant cela.
Je ne pense pas faire partie des “malchanceux”. En revanche, je connais des gens qui en font vraiment partie, et indépendament de leur volonté.
Mrs S.,
Je ne suis pas d’accord. Naitre chez Rotschild ou chez Dupont ne donne pas les mêmes avantages de départ !
J’ai croisé un jeune maman ce matin qui vient d’apprendre que son enfant de 1 an est atteint d’une maladie gravissime. Rien à voir avec une quelconque volonté de s’en “tirer”.
De plus, je fais partie de ces gens dont on dit qu’ils ont de la chance, je connais les phrases qui vont de pair !
Je pense que Dame Nature n’est pas généreuse avec tout le monde au contraire…
Long débat qui va s’engager là, je le sens !
23 avril, 2008 à 12:58
Attention je parlais de la force de caractère, celle qu’on puise en nous pour affronter les “malheurs” de la vie. Je ne faisais aucune allusion au fait d’être bien né ou non. Je ne parlais pas non plus de la “chance” qu’ont certains.
Je parlais des “moyens” que nous avons tous en nous pour affronter les difficultés de la vie ou pour donner le sens que nous désirons à notre vie. En ce sens nous sommes responsables à 200% pour moi. Cela n’empêche pas de vivre des choses dures, voire terribles, des choses qui dépassent notre compétence (la maladie par exemple). Je dis juste que face aux mêmes choses, certains vont relever la tête, et d’autres vont s’enfoncer 6 pieds sous terre. Je ne dis pas non plus que c’est facile et que cela se fait sans souffrance. Mais souffrir ne signifie pas se laisser “mourir”. Cette jeune maman dont vous parlez, c’est terrible ce qui arrive à son bout de chou. C’est la pire souffrance pour une maman de toute façon. Ce sont des choses qui arrivent cependant, nous ne vivons pas au pays de Candy. Maintenant la force de surmonter cela se trouve en elle et je ne disais rien de plus.
Après vous pouvez parler de chance ou de malchance, je n’y crois pas personnellement. Je crois en mes choix et au fait que je sois maîtresse de ma vie le plus possible. Ne sous-estimez pas l’impact des choix que nous faisons. Cela n’empêche pas les coups durs dans la vie, nous en avons tous ! Certains n’en parlent pas juste. Ils les surmontent !
Débat intéressant oui… sourire… j’adore..
24 avril, 2008 à 2:21
Mrs S : c’est un plaisir partagé
comme je l’ai déjà annoncé à Pomme, un prochain déménagement éparpille un peu plus mon énergie et mon attention, je vais donc être un peu moins présent dans ce site pendant quelques temps, mais pas absent
Sinon +1 pour tout ce que vous apportez dans votre commentaire …
Pour apporter de l’eau à votre moulin, j’ajoute ce poème qui me tient à coeur :
http://www.partaje.fr/invictus/
Pomme : la chance n’existe pas, il n’y a que des opportunités que l’on va saisir ou non, ou que l’on va provoquer. Attendre la chance nous rend passif, provoquer ou saisir une opportunité nous permet de réagir.
Quand à Rotschild et Dupont, si vous saviez le nombre de personnes qui me disent “Je ne comprends pas, j’ai tout pour être heureux et pourtant je ne le suis pas…”
La métaphore du jeu de poker est à ce titre très intéressante.
Je ne connais ce jeu que de très loin, on me corrigera si je me trompe.
Le poker est un jeu d’argent, si on ne mise pas, il n’a aucun intérêt car c’est la prise de risque qui le rend passionnant.
Le but, bien sûr, est d’avoir une figure plus puissante que ses adversaires pour gagner les mises.
Chaque joueur reçoit ses cartes, pendant la 1ère phase il est libre de changer une, plusieurs ou toutes ses cartes pour essayer d’améliorer son jeu.
Puis dans la seconde phase, ça va être la surenchère, chacun évalue ses chances de gagner par rapport aux autres et mise de plus en plus d’argent tant qu’il croit à sa chance de gagner.
Pour gagner, il n’est pas nécessaire d’avoir un meilleur jeu que les autres, il suffit de le leur faire croire, et pour cela tous les coups sont permis, c’est ce qu’on appelle le bluff.
On peut faire croire aux autres qu’on a le meilleur jeu pour les décourager, ou qu’on a un mauvais jeu pour les inciter à miser plus pour gagner plus gros, on peut rester de marbre, on peut alterner bluff et sincérité, mélanger le faux et le vrai…
La grand morale de ce jeu c’est que celui qui va gagner, ce n’est pas celui qui a reçu la meilleure main, c’est celui qui va savoir le mieux utiliser la main qu’il a reçue !
Dans la vie c’est pareil, on ne reçoit pas tous les mêmes cartes, mais ce qui nous fera gagner, c’est ce qu’on réussira à faire avec nos cartes…
Et ce qu’il y a de super dans la vie, c’est que tout le monde peut gagner. Si je gagne, ça ne fait pas perdre mes voisins !
Bien sûr, à ce niveau là, je ne parle plus d’argent, mais de bien-être, n’oubliez pas votre premier gros caillou !
24 avril, 2008 à 12:56
Aaaaaah je crevais d’envie de le faire et là j’ai l’occasion… sourire
+ 1 !!!
Le “coup du poker” est une très bonne illustration. J’ajouterais encore une chose : “Par malheur, nous entendons la prédisposition à s’apitoyer sur son sort et à considérer les autres comme responsables de ce qui doit être, en réalité, uniquement attribué à sa propre apathie.” A. Roberti
N.B. Apathie : Absence d’énergie, incapacité à réagir, mollesse.
24 avril, 2008 à 14:17
@Mrs S: ça c’est un +1 !!!
Pour ajouter encore à la chance, il y a un petit dicton qui dit que l’on a la chance que l’on se donne.
J’entends déjà Pomme grincer des dents
24 avril, 2008 à 16:22
A mon avis le simple grincement de dents est loin, Miss Pomme a du passer au stade supérieur… rire
24 avril, 2008 à 17:12
1° solution : vous avez raison et avez fait une découverte stupéfiante : je suis négative au possible et complétement pessimiste.
2° solution : vous préjugez bien rapidement de ce que je peux penser.
Je vous laisse choisir.
)
(Patrick : il n’y a rien à gagner
24 avril, 2008 à 18:27
Je ne sais pas à qui vous vous adressez Miss Pomme mais je donnais uniquement un avis sur une manière de penser et de vivre. Je ne faisais aucune allusion à vous…
24 avril, 2008 à 18:39
Mille excuses alors, j’avais cru lire dans le commentaire 10 “Miss Pomme”.
24 avril, 2008 à 19:09
Euh… ce commentaire était une simple boutade en réponse au commentaire de Patrick. Je ne me serais pas permise sinon. Faut-il perdre son sens de l’humour pour parler de sujets sérieux ?
25 avril, 2008 à 1:52
Ouuups ça commence à chauffer sur ce fil !
Mille excuses Pomme, vous avez raison, j’ai préjugé de votre réaction à ce dicton car j’y entrevois une référence à la notion de responsabilité envers soi, notion sur laquelle nos points de vues semblent diverger pour l’instant.
Cela dit je respecte tout à fait votre vision, je ne voulais que vous inciter à venir partager avec nous votre point de vue, d’une façon sans doute plus maladroite qu’humoristique.
Il est clair qu’en écrivant cette phrase, j’ai directement incité Mrs S à rebondir dessus et j’assume donc la responsabilité de tout ceci.
Je vous présente donc également mes excuses, Mrs S.
Le blogging est un art délicat, et je ne suis qu’un piètre amateur qui en découvre la finesse au travers de ses maladresses.
Je vous en prie, gardons notre bonne humeur en venant nous rencontrer ici
25 avril, 2008 à 9:22
C’est vrai qu’il nous manque l’expression du visage et les intonations “ici”, ça peut parfois prêter à confusion et engendrer des situations délicates en effet.
Mais vous n’avez pas à vous excuser Patrick, rien ne me forçait à “surenchérir”…
28 avril, 2008 à 2:46
@Mrs S: Rien ne me force, en effet, à m’excuser, mais je nous crois tous responsables de nos choix et de leurs conséquences, même si elles ne sont pas toujours prévisibles, loin de là.

Il me semble que la règle de base, pour vivre ensemble les uns les autres, c’est de ne pas faire subir aux autres les retombées de nos choix.
Quand cela arrive quand même, alors la moindre des choses c’est de stopper et de tenter de réparer autant que possible. Les excuses font parties des moyens de réparation.
Ainsi, je me considère pour responsable de mon choix d’écrire cette réflexion au sujet de Pomme. De même, je vous laisse la responsabilité d’avoir choisi d’y répondre et je laisse à Pomme la responsabilité de son choix quand à sa réaction.
Néanmoins, ce choix que j’ai fait vous a impliquées toutes les deux, d’où mes excuses. Mes excuses représentent, bien sûr, l’expression de mes regrets mais aussi attestent de ma prise de conscience de ce qui s’est passé et de ma volonté de faire en sorte que cela ne se reproduise pas.
En agissant ainsi, je me sens responsable de mes actes et me permet de gérer au mieux mon bien-être dans cette situation.
Bon c’est un peu long comme explication, mais je me suis dit qu’elle pouvait en valoir la peine.
28 avril, 2008 à 8:19
Je suis entièrement d’accord Patrick, ceci dit les excuses sont nécessaires, pour moi, lorsqu’il y a eu offense.
Dans ce cas précis, Miss Pomme a t-elle été offensée ou vexée… est-ce une histoire d’amour propre liée au fait qu’elle et moi ayons eu une “divergence” sur son blog ? Je ne puis l’affirmer certes mais j’assume mon choix de ne pas m’excuser auprès de Miss Pomme. Nous passerions nos vies à nous excuser auprès de chacun puisque nos choix impliquent très souvent autrui.
Cela ne m’empêche pas par contre de lui dire que c’était réellement une boutade de ma part et que mon intention n’était pas de la provoquer ou je ne sais quoi d’autre.
Cela ne m’empêche pas non plus de prendre conscience des faits, ni de faire en sorte dorénavant d’éviter ce type de comportement.
Maintenant si Miss Pomme a réellement été offensée et que sa réaction n’a strictement rien à voir avec moi, et si elle aurait réagi de la même manière avec n’importe qui d’autre alors je lui présenterai mes excuses bien évidemment. Chacun réagit à sa manière, suivant sa personnalité et je n’ai pas à juger de cela.
28 avril, 2008 à 14:22
@Mrs S:
loin de moi l’idée de vous inciter à vous excuser, je ne fais qu’expliquer ma façon de gérer l’incident…
Par ailleurs je n’avais pas observé votre “divergence” avec Pomme…
Toujours est-il que chacun de nous possède une facette de la vérité de cette histoire.
En ce qui me concerne par exemple il y a trop de choses que j’ignore pour me permettre de trancher :
- est-ce ma remarque qui a été déplacée, la vôtre, les nôtres ?
- est-ce lié à votre différend (je n’avais pas jusqu’à maintenant cette information) ?
- Pomme a-t-elle fait un lien avec une ancienne situation ?
- Pomme a-t-elle d’autres sources de tensions en ce moment, ce qui l’aurait fait réagir plus fort qu’en des circonstances plus calmes ?
- etc…
Tout ceci n’amène pour moi que des spéculations inutiles, pertes de temps et d’énergie, sources de mal-être (pour moi)…
La seule chose qui m’amène à réfléchir c’est que Pomme semble s’être sentie blessée ou offensée par nos propos, ou une partie de nos propos, à juste titre ou non, et du coup son bien-être s’en trouve sans doute affecté.
Par respect envers elle, j’essaie d’assumer au mieux ma part de responsabilité et si ce que j’exprime lui permet de retrouver son bien-être initial tant mieux. Si cela ne lui suffit pas, et bien j’aurai fait ce qu’il m’appartenait de faire et le reste ne m’appartient pas.
De plus, je n’ai pas non plus d’informations sur la suite donnée par Pomme à ma réaction. Peut-être a-t-elle classé l’affaire depuis longtemps, peut-être rumine-t-elle tout ça dans son coin ? Cela aussi ne m’appartient pas et je ne désire pas y perdre mon temps et mon énergie.
D’où mes excuses, afin de pouvoir passer à autre chose. Si j’ai blessé quelqu’un, même par maladresse, je tiens à assumer ma responsabilité du mieux possible, y compris auprès de vous si c’est nécessaire…
De votre côté Mrs S, vous gérez votre responsabilité dans cette affaire différemment, et c’est très bien ainsi.
Je suppose que Pomme enfin gère sa responsabilité à sa façon, de son côté.
Tant que chacun de nous est satisfait de sa manière de gérer son bien-être au travers de tout ceci, il n’y a rien à y redire
Nous ne sommes responsables QUE de nos choix, c’est déjà bien assez…
28 avril, 2008 à 16:32
Bonsoir à vous deux,
Je n’ai pas beaucoup de temps en ce moment pour pouvoir entrer dans ce “débat”, je vais donc tenter de faire court…
Nous sommes en effet responsables des choix que nous faisons pour mener à bien notre vie. J’assume depuis bien longtemps tous les choix que je fais, et je suis responsable à un niveau que bien d’autres n’ont pas atteint (sans aucune allusion ni méchanceté pour qui que ce soit).
Quand vous préjugez de mes réactions, c’est que bien évidemment, vous ne me connaissez qu’à travers quelques écrits de ci de là, pas au quotidien.
Je n’ai pas envie de disserter sur toutes les responsabilités que j’ai déjà prises et des limites que j’ai dues faire sauter. Je suis, je le pense, une optimiste née (en tout cas, on me le fait souvent remarquer) et je prends la vie avec le sourire qu’elle mérite.
Vous n’aviez cependant pas tort Patrick de dire que je risque de grincer des dents à la lecture de cette citation. J’ai en effet des désirs que je ne peux pas toujours réaliser car ma vie ne dépend pas que de moi.
Maintenant, je salue bien bas ceux qui peuvent me dire qu’ils sont entièrement libres. Tant mieux pour eux, moi, ce n’est pour le moment pas mon cas.
Enfin, je veux juste donner un exemple : si j’ai le désir d’être aimée de quelqu’un qui ne m’aime pas, je me demande tout simplement comment je pourrais bien peiner pour y arriver ! (si bien évidemment la personne en question en aime une autre ou que je ne suis pas du tout son style etc…). Bon, ce n’est pas le cas, c’est juste un exemple.
J’en ai d’autres : si je passe un concours, je dis bien un concours. J’ai le désir de l’avoir et pourtant, cela dépend du niveau des autres, des jurys (humeur du jour, manque d’objectivité pour telle raison…), du hasard du sujet que je tirerai etc … et pourtant, j’aurais peiner pour y arriver !
Je pensais faire court et puis les doigts s’emballent !!!!
Pour répondre directement à Patrick : je suis dans la même situation actuellement, je privilégie mon bien être.
Pour répondre maintenant directement à Mrs S : c’est le fait de surenchérir qui m’a fait réagir, mais en aucun cas je ne suis rancunière pour quelques mots échangés. La liberté veut que nous puissions ne pas être d’accord, de là à se disputer, non, vraiment pas !
Conclusion : j’ai un boulot de fou, comme dit au début, j’espère avoir été claire (même si j’en doute puisque chaque fois que je laisse un commentaire, j’ai l’impression que cela va soulever les foules ;-), et je n’ai pas pour principe d’adhérer sans y réfléchir auparavant. Mes nombreuses lectures doivent y être pour quelque chose, j’ai un esprit critique qui est surtout là pour tenter de comprendre, non de négativiser).
28 avril, 2008 à 18:27
Même si je ne suis pas d’accord avec votre point de vue, je le comprends et le respecte Miss Pomme. Ce type de débat peut vite devenir “tripal” de toute façon et c’est justement ce que je trouve intéressant (même si j’aime, je l’avoue, convertir les foules un peu aussi… sourire).
Pour la “surenchère” c’est très clair à présent et je vous prie donc de m’excuser si mes mots vous ont blessée. Ca n’était pas volontaire…
Et merci à Patrick pour les explications…
28 avril, 2008 à 21:45
c’est vraiment un plaisir de débattre avec vous, même si c’est vrai, cela devient parfois “tripal” (là aussi je prends ma part de responsabilité
).
@Pomme : j’apprécie beaucoup votre esprit critique, il est le moteur de nos discussions, je vous en prie, sentez-vous libre de pouvoir continuer à critiquer
Pour reprendre les exemples que vous citez (l’amour et le concours), ce sont des objectifs.
Quand on se pose des objectifs de vie, si on veut avoir toutes ses chances de les atteindre, une des précautions à prendre c’est de vérifier que ces objectifs ne dépendent que de nous et pas des autres.
Concernant la relation amoureuse, si vous incluez une personne particulière dans votre objectif, alors votre réussite devra passer par cette personne. Si celle-ci, ne comprends pas quel est votre objectif, n’est pas d’accord avec votre objectif, ne sait pas comment faire pour vous aider à l’atteindre, alors vous allez vous retrouver coincée…
C’était le cas de Pierre, quand vous avez trouvé sur son blog ma métaphore sur le feu rouge qui ne passe pas au vert…
Bon, vous risquez de dire que je prêche pour le célibat, mais pas du tout, je crois à la vie de couple, juste il faut trouver la bonne façon de la créer.
En bref, si vous dîtes je veux vivre une super-relation avec machin, vous risquez soit de rencontrer un feu rouge, soit de vivre quelque chose qui ne vous convient pas. Logique puisque machin vous permet d’atteindre votre objectif, il peut alors en profiter pour vous poser ses conditions.
Par contre, si vous dîtes, je veux vivre une super-relation, essayons-voir avec machin si ça collerait. Si ça colle pas, on ira voir truc, ou bidule, c’est pas grave.
Et si ça colle avec machin, alors je reste avec lui tant que ça continue à coller. Si un jour ça colle plus et qu’on n’arrive plus à faire coller, alors il sera tant d’aller voir truc ou bidule…
C’est surement peu romantique, mais ça risque de mieux marcher, car là mon objectif c’est de vivre une super-relation, peu importe avec qui.
Concernant le concours, effectivement, je dépends des autres pour l’obtenir, de ceux qui font les épreuves, des examinateurs et des candidats concurrents. Il est difficile de penser de la même façon que pour les relations sentimentales. Il faut d’abord ajouter une étape :
Quel est mon véritable objectif que je veux obtenir pour moi à travers ce concours ? De la sécurité ? De l’argent ? Du temps ? Une promotion ? etc…
Le concours est la façon que j’ai déterminée pour atteindre cet objectif. A moi de me donner toutes les chances pour l’obtenir, mais ce serait surement plus facile pour moi si j’avais un plan B, une autre façon d’obtenir mon objectif personnel, si la solution du concours ne marche pas.
Ainsi, une de mes jeunes clientes, qui avait un objectif très précis pour aller vivre en Allemagne et qui avait peur de ne pas pouvoir l’atteindre si elle ratait son Bac, avait trouvé 3 façons différentes de quand même atteindre son objectif, quel que soit son résultat au Bac.
- redoubler
- redoubler dans une section plus facile pour elle
- faire une formation professionnelle
Ainsi en cas de recalage au bac, elle savait qu’elle pourrait quand même atteindre ses objectifs, peut-être avec un peu plus de temps. Ça ne l’a pas empêchée de se donner tous les moyens pour réussir son bac, mais cela a soulagé son stress pendant toute l’année.
Une amie qui est documentaliste à l’éducation nationale, n’arrivait pas à obtenir le concours externe, elle a attendu d’avoir suffisamment d’ancienneté pour passer le concours interne, plus facile.
La peine évoquée dans cette citation se trouve, il me semble, dans l’effort de mettre en place des solutions successives jusqu’à ce que l’une d’entre elles finisse par fonctionner.
Si je me contente de peiner en essayant toujours la même solution, je risque de me fatiguer pour pas grand-chose.
Une citation que j’aime beaucoup : Si ce que vous faîtes ne marche pas, n’importe quoi d’autre à plus de chances de fonctionner. Richard Bandler
Einstein aussi allait dans ce sens là : http://www.partaje.fr/la-folie/
Une grosse M…e pour votre concours Pomme
28 avril, 2008 à 21:52
Ah Patrick ! j’adhère à votre façon d’envisager les choses pour le couple, un peu moins pour le concours parce que je ne démords pas de mon idée : c’est ça que je veux faire et mon seul objectif aujourd’hui est de l’obtenir enfin ! (Einstein m’aurait collé une bonne paire de claques, mais tant pis ! je suis une tenace !).
Alors, je mets toutes les chances de mon côté et ma seule solution de repli est de recommencer (avec beaucoup moins de conviction, elle s’effrite doucement).
Avec les messages d’encouragement que je reçois de partout, bon sang, si ça ne me porte pas bonheur … surtout que ça tombe le 13 à 13 h !
28 avril, 2008 à 22:16
Il est clair que ce n’est pas à 15 jours de votre concours que vous devez vous remettre en question.
Faîtes de votre mieux, et vous verrez après…
D’après ce que vous m’avez dit sur le concours externe, je ne m’inquiète pas pour vous.
Encore une fois, mes vœux vous accompagnent.
A bientôt